Fraca-Ma m’a fracas!

Samedi, dernière journée d’activité sonore pour vos envoyés très spéciaux.

Tout d’abord, les découvertes portaient sur la musique du monde et la chanson française, curieux mélange qui promettait éclectisme, du voisin qui pleurniche sa douleur avec sa guitare sèche aux beautés secrètes de contrées fantasmées. Et en terme de variété, la salle du 22 n’était pas en reste. Nous avons eu le droit à un Corse inspiré qui refait le monde  avec des sonorités électro, Pierre Gambini, tandis que  Grèn Semé nous a susurré des mélodies des îles avec une douceur créole et vahinée. Mais c’est assurément La Seconde Méthode qui a attiré notre attention. Le seul concert de ce festival où votre dévouée serviteuse a eu la chair de poule; car la Seconde Méthode, ce n’est pas seulement trois excellents musiciens à connotation jazz, mais c’est aussi un interprète tchadien, qui chante, conte, raconte, joue et vous transporte dans son pays d’origine. La Seconde Méthode est une invitation au voyage servie par des interprètes de talent et une volonté de mélanger les cultures et les cœurs. A ne pas manquer.

Au chapitre de la chanson française, on aura remarqué Petit Fantôme, qui fait partie de la bande Bordelaise de Botibol, François and the Atlas Mountain ou encore la chorale de Crane Angels. C’est donc un musicien multi-carte qui se dévoile avec pudeur. Bleu, quand à lui,  nous a fait part d’une poésie chantée intimiste et mélancolique.

Samedi soir, après un apéro Fraca-Ma fracassant, comme il se doit, c’était Rock and Beat jusqu’à 5 heures du mat. Nous avons donc couru entre le palais d’Aurion et l’immense chapiteau de Phénix pour voir défiler des groupes, dont l’affiliation avec le rock est encore à déterminer. C’était électro Beat, voir Dubstep Beat. A noter, la prestation remarquable des lascars de DOPE D.O.D qui ont fait trembler le plancher du palais, Who made Who, dans un style assez différent n’a pas eu à rougir de les suivre. Mais la plus grande surprise est venu de C2C. Le groupe de 4 DJ étaient découvertes du Printemps il y a 4 ans, et pour leur grand retour à Bourges, ils avaient concocté un show aux dimensions de la salle du Phénix. Tout simplement magistral: avec des écrans qui réunissaient des formes géométriques épousant parfaitement le rythme de la musique. Une claque qui a rendu la prestation de Birdy Nam Nam assez pâlotte.

Au final, comme disait Françoise Sagan en sortant de la Tour d’Argent: « Merci, je m’est bien régalé! ».

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Anne-Laure

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